đNotre devoir personnel Ă accomplir pour oeuvrer Ă plus d'Ă©quilibre pour nos sociĂ©tĂ©s, pour ce monde
đLa sociĂ©tĂ©, les institutions ne pourront pas tout rĂ©parer. Elles ne pourront pas soigner tous nos maux, toutes nos nĂ©vroses, dues Ă notre condition humaine.Â
DerriĂšre nos institutions il y a des personnes qui elles mĂȘmes nâont souvent rien rĂ©glĂ© de leurs problĂ©matiques personnelles. Ce nâest pas un jugement de valeur. Câest un constat sur notre sociĂ©tĂ© malade.Â
đSi nous dĂ©sirons crĂ©er plus dâunitĂ© en nous et autour de nous, si nous dĂ©sirons une vĂ©ritable RĂ©conciliation entre hommes et femmes, entre masculins et fĂ©minins, dans nos vertus de cĆur-Ăąme, et non plus en opposition permanente, il nous faut accepter entre autres, le principe fondamental et universel qui anime chacun de nous : ce principe fĂ©minin-masculin, qui crĂ©e lâunion sacrĂ©e de notre couple intĂ©rieur, crĂ©ateur.Â
Câest Ă mon sens un socle essentiel pour lâĂ©quilibre de nos sociĂ©tĂ©s, de toute notre HumanitĂ©. Ce qui demande un cheminement intĂ©rieur pour chacun dâentre nous. Â
đTant que ce principe est ignorĂ©, nĂ©gligĂ©, trop dĂ©sĂ©quilibrĂ©, il restera difficile de voir Ă©merger Ă lâextĂ©rieur, des relations hommes-femmes empreintes de respect, de paix, de maturitĂ© Ă©motionnelle.Â
Si nous sommes prĂȘts Ă voir le sombre du masculin, il nous faut ĂȘtre prĂȘts Ă voir aussi le sombre du fĂ©minin. Lâun ne va pas sans lâautre. Sinon nous continuerons Ă perpĂ©tuer les mĂȘmes schĂ©mas souffrants, destructeurs.Â
Si la sociĂ©tĂ© a des devoirs envers ses citoyens. Et notamment les plus vulnĂ©rables. Nous mĂȘmes, citoyens de la CitĂ© avons un devoir personnel Ă accomplir pour Ćuvrer Ă lâĂ©quilibre, Ă lâharmonie et Ă la paix en nous, et pour la dite-CitĂ©.Â
đĂ des degrĂ©s diffĂ©rents, tout ĂȘtre humain sur cette terre est un ĂȘtre blessĂ©, traumatisĂ©, malmenĂ©, maltraitĂ©, manipulĂ©, trahi, humiliĂ©, rejetĂ©, abandonnĂ© ⊠Un ĂȘtre inachevĂ© dans le sens littĂ©ral spirituel du terme : un ĂȘtre humain qui peut ĂȘtre adulte et pourtant immature. Psychologiquement, Ă©motionnellement, affectivement. Nous portons tous des blessures qui tant quâelles sont ignorĂ©es, ou conscientisĂ©es mais reniĂ©es, influencent largement nos comportements, notamment sur des plans plus subtils.Â
Nommer les choses est toujours un bon dĂ©but. Mettre en lumiĂšre un dysfonctionnement personnel et/ou collectif lâest aussi. Demander Ă ce que la sociĂ©tĂ© rende justice Ă lâinnommable est une Ă©tape essentielle.Â
Mais tout cela ne suffira pas. Tout cela ne suffira jamais pour ramener de lâĂ©quilibre, de lâharmonie, plus de paix en ce monde, tant que chacun ne prend pas en charge son propre Ă©quilibre interne. Tous nos mal ĂȘtre individuels, tous nos dysfonctionnements entraĂźnent problĂšmes relationnels, conflits, comportements inappropriĂ©s, malsains, et deviennent la longue maladie de toute une gĂ©nĂ©ration, de toute une communautĂ©, de toute une nation, de toute lâhumanitĂ©.Â
đChacun de nous avons la responsabilitĂ© de nous prendre en charge pour une vie plus saine, Ă©quilibrĂ©e. Cela nous demande effectivement un certain courage, de lâhonnĂȘtetĂ©, une dĂ©termination, si lâon veut endiguer cette situation infectieuse de lâĂ©tat de nos sociĂ©tĂ©s qui nous concerne tous. Nous cocrĂ©ons tous nos systĂšmes sociĂ©taux que lâon constate dĂ©faillants. Nous sommes tous reliĂ©s les uns aux autres. MĂȘme si lâon sâobstine Ă ne pas vouloir le voir, ni Ă vouloir le croire, pour aucune remise en question.
đNous sommes tous encore des enfants, des apprentis ici bas sur cette planĂšte terre qui nous demande dâexpĂ©rimenter, dâapprendre et de grandir, suite aux leçons apprises. Â
Nous ne sommes pas destinĂ©s Ă rester des victimes Ă vie. Ă nous identifier Ă nos blessures, Ă nos traumatismes, qui peuvent devenir nos maĂźtres de sagesse. Oui, nous avons absolument le droit dâĂȘtre Ă©coutĂ©, reconnu, considĂ©rĂ© sur un statut de victime. Oui : un temps donnĂ©. Et câest mĂȘme essentiel pour que cette Ă©tape douloureuse puisse ĂȘtre dĂ©passĂ©e, pour que les blessures puissent cicatriser. Cependant il est primordial aussi que la cicatrisation ne soit pas constamment « grattĂ©e », revisitĂ©e en retournant systĂ©matiquement dans le passĂ© afin dâĂ©viter le suintement, une sur infection, une prolifĂ©ration bactĂ©rienne qui peut nous nĂ©croser plus gravement encore que la blessure initiale.Â
Si nous Ă©manons constamment des ressentiments : violence, haine, vengeance, jalousie, mĂ©disance, jugements arbitraires, condamnation pour autrui, alors peut ĂȘtre pourrions nous aller voir si le processus de cicatrisation de nos propres blessures a Ă©tĂ© suffisamment efficace. Si ce nâest pas le cas, probablement que nos soins, notre thĂ©rapie ont Ă©tĂ© inadaptĂ©s, nĂ©gligĂ©s. Et surtout que notre terre intĂ©rieure est en friche depuis trop longtemps. Comment dans ce cas semer des graines plus saines sur la Terre ?Â
đNous tous, humains, adoptons des masques, des comportements, des croyances, parfois dĂ©lĂ©tĂšres, inhĂ©rents Ă nos souffrances dâhier, dâaujourdâhui et/ou probablement pour demain. Y compris toutes celles rattachĂ©es Ă lâInvisible, qui restent actives dans nos corps.Â
Que dĂ©cidons nous de faire de celles-ci ?Â
OpĂ©rer la loi du talion pour que toujours les mĂȘmes schĂ©mas se reproduisent encore et encore. Les victimes deviennent Ă leur tour des bourreaux et puis quoi ?Â
Lâhistoire de lâhumanitĂ© est remplie de toutes ces mĂȘmes actions pour obtenir toujours les mĂȘmes rĂ©sultats. Ou rien ne change vĂ©ritablement.Â
đDans cette Ăšre dâĂ©veil de la conscience collective, ne pourrait on pas Ă©laborer une pensĂ©e dâaltitude, une pensĂ©e systĂ©mique, par contraste Ă nos pensĂ©es binaires habituelles ?Â
Nous portons tous un contrat dâĂąme singulier avec des expĂ©riences terrestres censĂ©es nous permettre de nous libĂ©rer dâĂ©voluer, dâacquĂ©rir plus de tempĂ©rance face Ă lâadversitĂ©, face Ă nos souffrances, et Ă celles du collectif. Nous portons tous des zones dâombres en nous. Pouvoir le reconnaĂźtre est dĂ©jĂ un premier pas plus nuancĂ© sur notre reprĂ©sentation du monde : ni tout blanc, ni tout noir. Ainsi, nous amĂ©liorer sur nos faiblesses et peut ĂȘtre nous en libĂ©rer.Â
Ce serait un grain de sable dâamour, de maturitĂ© Ă©motionnelle en chacun de nous, dĂ©posĂ© sur cette terre, pour simplement observer, constater et agir sur notre propre espace intĂ©rieur Ă purifier, Ă assagir, plutĂŽt que de porter uniquement notre attention sur les failles de lâautre, en bavardages stĂ©riles et inutiles.Â
đOui le sombre du monde nous heurte. Oui Nos sociĂ©tĂ©s ont besoin de retrouver de lâĂ©quilibre, une saine autoritĂ©, du respect les uns envers les autres, une justice Ă©quitable et de la justesse mais cela ne sera vĂ©ritablement efficace que si pour chacun, nous nous responsabilisons face Ă nos propres tourments, face Ă nos mal ĂȘtre, Ă tous nos dĂ©nis, nos luttes intĂ©rieures. Le poison de notre univers personnel devient le poison collectif pour tout notre Univers.
Il ne sâagit pas dâĂȘtre parfaits. Il sâagit pour chacun, de lĂ ou nous en sommes, de faire notre part de job pour ĂȘtre un peu plus en amour, ĂȘtre plus vrais, apaisĂ©s.Â
Certains jours, ce monde peut ĂȘtre Ă©puisant. Si chacun pouvait sâoccuper de soi dans tous ses dossiers internes non rĂ©glĂ©s, ce serait tellement bĂ©nĂ©fique et reposant pour celui-ci en perpĂ©tuelle agitation. Ce serait une telle traĂźnĂ©e de calme et de douceur dont lâHumanitĂ© a tant besoin âšđ M.M























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