đFaire Confiance Ă Notre Boussole IntĂ©rieure
- Marie MAURY

- 3 sept. 2025
- 5 min de lecture
đLâhorloge-temps sâaccĂ©lĂšre et les fins de cycles continuent pour fermer des portes du passĂ© : des schĂ©mas de comportements que nous ne voulons plus, des situations, relations qui ne vibrent plus.
Une croisĂ©e des chemins importante pour beaucoup dâentre nous, dans un monde oĂč les changements sont inĂ©luctables, et oĂč des valeurs telles que sincĂ©ritĂ©, intĂ©gritĂ©, authenticitĂ© vont devoir trouver leurs voies/voix.Â
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đSi nous savons tirer un enseignement de tout ce qui se passe en nous et autour de nous, nous comprenons quâil est de plus en plus essentiel dâĂȘtre Ă lâĂ©coute de nos ressentis profonds, pour opĂ©rer certaines transformations, tant les stimuli extĂ©rieurs sont nombreux. Nous sommes les seuls Ă sentir que telle ou telle situation ou relation nâest plus possible, que telle ou telle expĂ©rience est essentielle Ă vivre pour notre Ăąme. MĂȘme si cela dĂ©range Ă lâextĂ©rieur. Lâavis des autres nâest que la vie des autres.
Les conseils, mĂȘme parmi les mieux intentionnĂ©s (proches, entourage de confiance), sont gĂ©nĂ©ralement peu neutres et souvent influencĂ©s par leur vĂ©cu, leurs blessures et leur propre perception de vie.
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đFace Ă certaines dĂ©cisions importantes pour notre vie, nous sommes toujours seuls. Câest plutĂŽt une bonne chose mĂȘme si câest inconfortable, voire souffrant parfois. Nous choisissons en conscience.
Lâinfluence extĂ©rieure nâest pas la vibration de notre cĆur, ni lâappel de notre Ăąme. Car câest prĂ©cisĂ©ment cet appel intime que nous avons besoin dâĂ©couter. Nous ne pouvons pas le faire si nous laissons les bavardages extĂ©rieurs perturber davantage nos propres questionnements qui agitent notre mental lorsque nous nous sentons perdus face Ă une situation dĂ©licate. Câest une confusion supplĂ©mentaire inutile.
Notre vie est unique et nous appartient. Nous ne pouvons pas Ćuvrer Ă celle-ci avec justesse uniquement pour plaire aux autres, en fonction des besoins des autres, qui ont la responsabilisation de leur propre vie.
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đSavoir dire stop. Se mettre en retrait, et rĂ©flĂ©chir seul/e en se faisant face avec la plus grande honnĂȘtetĂ©. Câest assurĂ©ment la chose la plus difficile Ă Ătre : cette honnĂȘtetĂ© vis-Ă -vis de soi qui bien Ă©videmment nous permet de pouvoir lâĂȘtre envers les autres. Car nous pouvons cultiver Ă notre insu, pendant longtemps, ce que jâappelle des mensonges sincĂšres, puisque nous sommes inconscients ou dans un dĂ©ni de protection. Ceux-ci ne font pas de nous de « mauvaises personnes », simplement des personnes masquĂ©es, pour nous protĂ©ger.
Nous pouvons tellement nous laisser berner par notre mental qui nous raconte plein dâhistoires pour fuir, pour nous Ă©viter, nous trouver des excuses face Ă nos ombres, Ă notre ego blessĂ© qui pourtant luttent pour se libĂ©rer. Nous passons tous par-lĂ tant que nous sommes dans lâignorance de soi, avant de faire le choix de nous donner suffisamment dâamour pour nous guĂ©rir, nous accueillir dans tout ce que nous sommes, afin de libĂ©rer ce qui nous entrave, nous fait souffrir.
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đNotre corps physique, dans sa merveilleuse intelligence sait parfaitement nous accompagner dans nos choix car lui ne triche jamais dans les messages ressentis, encore faut-il pouvoir, vouloir les Ă©couter.
Aucun ĂȘtre humain ne peut trouver la douceur, la paix dans sa vie sâil nâapprend pas Ă se poser dans le calme. Des annĂ©es de danse classique mâont appris que tout changement demande de la souplesse, qui elle-mĂȘme a besoin de douceur pour transformer un corps, pour lever les rigiditĂ©s.
La douceur nâest pas de la faiblesse mais une vĂ©ritable force dans ce choix de prĂ©sence Ă soi, vraie, afin de tendre Ă la transformation.
Lâagitation, lâhostilitĂ©, la duretĂ©, la fuite ne conduisent quâĂ des fractures (sociales, relationnelles, Ă©motionnelles, corporelles etc..)
Et puis lâexpĂ©rience de vie, le temps qui passe nous poussent Ă nuancer les choses. Nous conscientisons combien nos besoins de contrĂŽler sont inutiles et nous desservent trĂšs souvent.
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đApprendre Ă Se poser, se dĂ©poser. Dans nos pensĂ©es, il sâagit de penser le calme, toutes sortes de visualisations peuvent nous y aider, un environnement propice aussi. De respirer le calme, de ressentir le calme dans lâespace de notre cĆur, dans notre plexus solaire. Puis sentir ce calme dans notre centre, notre ventre, dans nos tripes et pouvoir se dire enfin : Je Suis le calme.
Ă partir de cet Ă©tat de quiĂ©tude, dans notre centre, nous pouvons demander, poser la question de ce qui nous prĂ©occupe Ă notre Ăąme/notre conscience supĂ©rieure, peu importe comment on lâappelle, et laisser venir. Se laisser traverser, se ressentir par le silence, le mouvement intime du corps et notre respiration. Câest comme pour une note de musique, lâĂąme pose lâaccord subtil de notre Ătre. La respiration va nous lâindiquer trĂšs naturellement : une grande inspiration sâactive sans aucun effort. Elle se fait presque malgrĂ© nous. Ă lâimage dâun grand souffle de soulagement trĂšs profond. Notre diaphragme, notre cage thoracique sâouvrent. Notre cĆur, organe dâamour et de feu, sâexpanse. Nous nous sentons remplis dâamour. De forts battements de cĆur peuvent pulser plus vite. Des frissons. Une sensation dâavoir plus dâĂ©nergie, un Ă©lan particulier ou une grande dĂ©tente. Un sentiment dâĂ©vidence.
Ă mon sens câest vraiment une des manifestations du souffle divin qui se manifeste.
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đPour un Non, ou quelque chose qui ne serait pas alignĂ© au souhait de lâĂąme, ce souffle ample ne sâactive pas. Ă la place une contraction, une crispation mĂȘme minime, mĂȘme subtile, est prĂ©sente dans le ventre, ou dans le cĆur, ou au niveau de ces deux organes Ă la fois. Le chakra laryngĂ© peut se serrer Ă©galement. Dâautres malaises peuvent ĂȘtre prĂ©sents tels que nausĂ©es, maux de tĂȘte, maux de ventre, brouillard mental et/ou images nĂ©gatives, nervositĂ©, peurs paniques, angoisses. Ou une simple intuition qui dit Non.
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đDans les deux cas, nous savons. Nous sentons ce qui est juste pour nous, ou pas. LâĂąme et le cĆur savent. Le doute appartient au mental, lâĂ©vidence vient de lâĂąme.
Cette observation sensorielle subtile demande de lâentraĂźnement dans lâĂ©coute de notre corps. De pouvoir lui accorder plus de confiance quâĂ notre tĂȘte dans son flot incessant de formes-pensĂ©es.
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đPour beaucoup cette connexion sensorielle intime est peu aisĂ©e voire quasi impossible, puisquâelle fait remonter nos Ă©motions Ă la surface pour y faire face et puis parce que nos sociĂ©tĂ©s Occidentales nous ont tous beaucoup conditionnĂ©s sur lâaxe de lâintellect, de la sur analyse, des comportements dâhyper contrĂŽle qui prennent le dessus sur nos ressentis corporels et lâintuition naturelle, trop souvent mis Ă lâarriĂšre-plan de nos perceptions et mouvements internes plus fins.
Ils nous permettent pourtant dâapprendre Ă ressentir, Ă Ă©couter entre les mots, Ă voir au-delĂ des apparences, dâun monde en transition oĂč la faussetĂ©, les contre façons se rĂ©vĂšlent de plus en plus, et de savoir nous guider grĂące Ă notre propre boussole intĂ©rieure. đM.M

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